Description :
- Nombre de pièces : 1000 pièces
- Dessin de Michel Négrier : Bergerac
- Boîte carton de format 33,5 x 23 x 4,5 cm
- Format final du puzzle : 68 x 48 cm
Michel Négrier (né en 1936)
Durant son enfance dans le quartier Saint-Georges de Périgueux, le jeune Michel Négrier développe très tôt de grandes aptitudes au dessin. Ce coup de crayon que certains qualifient de passion, lui le caractérise comme une maladie encore incurable aujourd’hui à plus de 85 ans. Alors qu’il passe plusieurs heures par jour sur sa planche à dessiner, il ne fait que poursuivre ce sport quotidien qui a aussi été son métier.
Dans les années 1950, il entre comme dessinateur aux éditions Fontas dans sa ville natale, avant de s’installer comme indépendant et de réaliser de très nombreuses campagnes de publicités et illustrations pour les commerçants périgourdins. Par la suite, Michel Négrier travaillera pour l’agence publicitaire Havas, qui marquera sa carrière.
Passionné par le Périgord et son riche patrimoine, l’artiste réalisa dès sa prime jeunesse des œuvres à la gouache ou à l’encre, représentant les différents lieux incontournables du Périgord, avec très souvent une vision médiévale. Les saynètes pleines d’humour et d’éléments empruntés à l’histoire locale sont sa marque de fabrique, qu’il développe encore aujourd’hui.
Les quais de Bergerac
Aujourd’hui paisibles, les quais de la ville furent autrefois le théâtre d’une intense activité batelière qui façonna l’économie et la société périgourdines. Dès l’époque gallo-romaine, la Dordogne servait de voie de communication essentielle pour le transport de marchandises telles que le vin, le bois, la pierre ou le papier, produits entre l’Auvergne et la Gironde Les gabares, bateaux à fond plat adaptés aux caprices du fleuve, assuraient la descente des produits vers les grands ports de Libourne et Bordeaux. À leur arrivée, ces embarcations étaient souvent démontées et revendues en bois de chauffage ou de construction, obligeant les gabariers à regagner leur domicile à pied, parfois sur plus de 350 kilomètres. Le port de Bergerac connut son apogée au milieu du XIXe siècle, avec un trafic atteignant 216 000 tonnes de marchandises en 1861 . Cependant, l’arrivée du chemin de fer en 1872 et la crise du phylloxéra entraînèrent le déclin de la batellerie. La dernière gabare s’échoua à Cénac dans les années 1920, marquant la fin d’une époque et d’un mode de vie. Aujourd’hui, le musée du vin et de la batellerie de Bergerac perpétue la mémoire de cette époque révolue, tandis que des gabares touristiques naviguent sur la Dordogne, offrant aux visiteurs un aperçu du riche patrimoine fluvial de la région.
